Le chant des partisans


 

Ha, la saloperie patriotarde, la nauséabonde dégueulasserie guerrière, franchouillarde et hypocrite. Vite, revoyons les films Au bon beurre (1981) et Uranus (1990) pour nous rafraîchir la mémoire. La dite résistance c’est du bidon, c’est du vent, une légende construite après-coup par les spécialisses en propagande nationaliste, staliniens et gaullistes entremêlés, dans une union logique, contre nous, les humains.

Le mythe du partisan français, quelle mauvaise blague !

Si on lit bien attentivement L’an prochain, la révolution de Maurice Rajsfus (1985), on apprend que la plupart des combattants étaient des émigrés de fraîche date, qui luttaient contre un régime de terreur international et non pas pour « libérer la France ».

La plupart ont été anéantis par les câlins entre Hitler et Staline, en 1938, et leurs illusions tombant, ont quitté leurs PC respectifs et continué le combat, en France en particulier, contre l’oppression capitaliste, toutes nationalités confondues. Contre eux, le parti communiste français a lutté âprement… en tant qu’allié d’Hitler jusqu’en 1941 !

Les vrais résistants ciblaient les officiers allemands et évitaient de tuer les simples soldats, organisaient même des canaux de désertion, etc., bref, essayaient de mettre la troupe d’occupation de leur côté.

Contre cela, le PCF a imposé le mot d’ordre raciste et a-classiste « A chacun son boche », mettant en danger ceux qui tentaient de maintenir une distinction de classe. Les staliniens ont vendu à la Gestapo, et leurs tortionnaires français et allemands, nombre de militants qui refusaient leur nouvel ordre soviétique.

Druon, Kessel et Marly, le trio infernal au service de la contre-révolution, vont nous pondre, en 1943, une œuvre sur commande de l’Etat français, appuyé par l’Etat anglais, Le chant des partisans. Il fallait ranimer une flamme nationaliste somme toute vacillante, pour cause que le prolo, en France, ne mangeait pas tous les jours à sa faim. Petite parenthèse, l’occupation en France n’avait rien de comparable aux atrocités que les armées allemandes ont commises en URSS ou dans les pays slaves, contre ces sous-hommes, ces Untermensch, esclaves de la race aryenne, à asservir et éliminer massivement.

S’il n’est pas étonnant que Montand, Hallyday ou Zebda ait repris cette antienne nationaliste, il est regrettable de la retrouver au répertoire de René Binamé, ou d’autres chorales de chants révolutionnaires.

En 1943 toujours, Emmanuel d’Astier de La Vigerie (sic !) s’associe avec l’infatigable Marly pour commettre La complainte du partisan, dans la même veine geignarde, a-classiste, antifasciste primaire… Cette chanson tire-jus est aussi pernicieuse que sa grande sœur et tend à construire une communauté nationale factice, artificielle, contre-nature.

A la dite libération, il a fallu très vite… désarmer le prolo résistant, des fois qu’il utiliserait ses armes à mauvais escient. L’effort de guerre, avec rationnement, cadences infernales et contrôle stalinien à la clef, a duré jusqu’en 1948 !

Une lutte très dure a d’ailleurs éclaté en 1948, dans le Nord de la France, réprimée de façon extrêmement brutale par des CRS, bons Français imposant l’ordre français, contre lesquels nos frères grévistes ont créé le mot d’ordre internationaliste : CRS-SS !

 


Paroles:

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades!
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite!
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite…

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh…

 


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