Georges Brassens


Ecrire sur Brassens… quelle gageure ! L’œuvre de ce monument de la chanson française a été décortiquée sous toutes les coutures. Brassens est le chanteur français le plus traduit… en 40 langues ! Essayons de lister quelques chansons qui fleurent bon la subversion et l’anticonformisme.

Commençons, en 1952, avec l’album La mauvaise réputation, dont nous avons retenu trois perles.

* Le gorille qui, de façon savoureuse, se prononce contre la peine de mort et sera aussitôt interdite sur les ondes. En France, en 1952, il y a sept guillotinés et deux fusillés. Sous De Gaulle, ce sont 80 exécutions… une tous les vingt jours !

Nous proposons une reprise de Fabrizio De Andrè, grand admirateur et traducteur en italien de nombreuses chansons de Brassens, dont Il gorilla :

* Hécatombe est reprise fréquemment dans le milieu anar, pour sa farce anti-flics. Mais le thème demeure sulfureux. Des gens se sont retrouvés en prison, en France, il y a quelques années, pour avoir chanté Hécatombe en public. Les juges et les flics n’ont pas le même sens de l’humour que nous. On ne le répétera jamais assez : « Morts aux vaches, mort aux lois, vive l’anarchie ! »

* La mauvaise réputation restera une des chansons les plus limpides pour son refus du troupeau. Voir, sur ce thème, et entre autres, Hexagone, dans la rubrique Analyses. Nous vous offrons cette fois, une reprise d’un autre admirateur et traducteur de Brassens, de langue espagnole cette fois, Paco Ibanez, avec La mala reputacion :

Nos amis anglophones apprécieront la prestation de Pierre de Gaillande :

https://www.youtube.com/watch?v=M67QqkZx1oE&ab_channel=PierredeGaillande-Topic

En 1961, Le temps ne fait rien à l’affaire réaffirme : « Quand on est con, on est con ! » Cette chanson est clairement dirigée contre l’âgisme, ainsi défini par wikipedia : « L’âgisme regroupe toutes les formes de discrimination, de ségrégation, de mépris fondées sur l’âge. »

En 1966, La non-demande en mariage illustre gentiment un rejet des valeurs bourgeoises, la tradition, le mariage, etc. Mai 68 pointait déjà son fin museau ! Allez, soyons fous… pourquoi pas une version originale de Christophe (oui, celui des Mots bleus, de Les Marionnettes, mais surtout de Excusez-moi Monsieur le professeur) :

Stances à un cambrioleur, en 1972, développe, avec ironie et humour, la détestation de tonton Georges des flics, des politiciens et des business men. Ce n’est pas Coluche qui lui donnera tord, lequel demandait quelle différence y a-t-il entre les oiseaux et les politiciens ? Réponse : Les oiseaux s’arrêtent parfois de voler !

Voici une version de Brassens avec Maxime Le Forestier qui a repris l’intégrale de l’œuvre de son idole, parue en cinq albums :


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